Avant de choisir : le diagnostic
Aucune technique ne se choisit sans étude géotechnique ni note de calcul d’un bureau d’études. L’étude dit à quelle profondeur se trouve un sol capable de porter la maison sans bouger ; le bureau d’études dimensionne ensuite les appuis. Une entreprise qui propose une solution sans ces éléments prend, et vous fait prendre, un risque. Voir la page étude de sol.
La reprise par plots ou puits en béton
Principe. On creuse sous la fondation existante, par petites sections, jusqu’au sol stable, puis on coule du béton armé dans la fouille. La maison repose alors sur une succession de plots qui descendent plus profond.
Déroulé. Les fouilles se font en passes alternées, jamais côte à côte, pour ne jamais retirer trop d’appui à la fois. Les murs sont étayés si nécessaire.
Pour qui. Quand le bon sol est à quelques mètres au plus, et que le chantier est accessible.
Limites. Chantier long et salissant, difficile si le sol est très humide ou si la nappe est proche.
Les micropieux et longrines
Principe. Une foreuse de petite taille réalise des forages de faible diamètre, souvent jusqu’à plusieurs mètres, voire plus de dix, dans lesquels on scelle des tubes d’acier. Une longrine en béton armé, ou des chevêtres, relient ensuite les micropieux à la fondation existante, qui repose alors sur eux.
Pour qui. Quand le sol stable est profond, que l’argile est épaisse, ou que l’accès est limité.
Limites. Technique plus coûteuse, nécessitant une machine de forage et une étude précise.
L’injection de résine expansive
Principe. Une résine est injectée sous la fondation par de petits forages ; en gonflant, elle comble les vides et densifie le sol. Le procédé est piloté par des mesures en temps réel.
Pour qui. Dans certains sols compressibles, quand l’étude montre que le terrain peut être amélioré sans aller chercher un appui profond.
Limites. Sa pertinence face au retrait-gonflement d’argiles épaisses dépend du contexte : demandez au bureau d’études de la justifier pour votre sol, et vérifiez que l’entreprise est couverte en décennale pour cette technique.
Ce qui accompagne toujours la reprise
Raccordement des descentes, drainage si besoin, trottoir périphérique étanche.
Éloignement ou écran anti-racines pour les arbres trop proches, sur avis d’un spécialiste.
Après stabilisation : agrafage ou harpage des fissures, puis reprise des enduits.
Le déroulé d’un chantier type
- Études : géotechnique, puis note de calcul du bureau d’études structure.
- Assurance : souscription de la dommages-ouvrage par le propriétaire, attestation décennale de l’entreprise.
- Installation : accès pour les engins, protection du jardin, étaiement si besoin.
- Reprise : plots, micropieux ou injections, selon le projet.
- Liaison : longrine ou chevêtres entre les nouveaux appuis et la fondation existante.
- Remise en état : réparation des fissures après une période d’observation, gestion des eaux, remise en état du terrain.
Comptez de quelques semaines à quelques mois selon la technique et la taille de la maison. Les budgets sont sur la page prix.